Iran–États-Unis : le CGRI revendique des frappes contre des positions américaines en Jordanie

Iran–États-Unis : le CGRI revendique des frappes contre des positions américaines en Jordanie

La confrontation entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme avoir frappé des installations américaines en Jordanie et détruit plusieurs infrastructures militaires ainsi que des sites destinés au déploiement d’avions de combat.

Selon l’agence iranienne Tasnim, citant le CGRI, les frappes auraient visé des installations militaires américaines et auraient causé d’importants dégâts aux infrastructures ciblées. Téhéran présente cette opération comme une réponse directe à l’action militaire américaine contre l’Iran.

Des explosions auraient par ailleurs été entendues dans plusieurs secteurs du territoire jordanien. L’agence iranienne Fars rapporte que des détonations ont notamment été signalées dans le sud et l’est de la Jordanie après le lancement de missiles iraniens.

Parallèlement, le front des frappes s’étendrait également au territoire iranien. Le journaliste Barak Ravid, correspondant d’Axios et de la chaîne israélienne Channel 12, affirme que l’armée américaine aurait ciblé deux lanceurs iraniens installés sur l’île de Larak, dans le sud du pays.

D’autres explosions ont également été rapportées à proximité de Sirik, dans le sud de l’Iran. L’information a été relayée par la télévision publique iranienne IRIB, sans qu’un bilan détaillé des éventuels dégâts ou victimes ne soit immédiatement disponible.

Ces développements témoignent d’une escalade préoccupante entre Washington et Téhéran. Alors que les deux camps revendiquent des opérations contre les installations militaires de l’adversaire, la multiplication des frappes fait craindre un élargissement du conflit à plusieurs pays de la région.

La Jordanie apparaît notamment comme un nouveau théâtre potentiel de confrontation, en raison de la présence de forces américaines sur son territoire. Une extension du conflit pourrait ainsi accroître la pression sur les alliés de Washington au Moyen-Orient et provoquer de nouvelles tensions régionales.

EL IBRAHIMA FAYE