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Poutine : nouvel homme fort ?

Geopolitico.info - jeudi 27 mars 2014

Le rattachement de la Péninsule de Crimée à la Russie, avait été décidé à la conférence de Yalta en 1945, entre Staline, Roosevelt et Churchill au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Cependant, en 1954 pour des raisons « politiques », la province de la Crimée est offerte à l’Ukraine par le président de l’ex URSS Nikita Kroutchev. 
La Crimée devient une république autonome. 
En outre, depuis le départ du président ukrainien pro-russe, Victor Iyanoukouvitch le 22 février 2014, à la suite d’un grand rassemblement en Ukraine, la presqu’île du Crimée située au sud de l’Ukraine est au centre de tous les débats.
La Crimée située au Sud de l’Ukraine, bascule entre des habitants pro-russes qui militent en faveur du rattachement à la Russie et ceux qui souhaitent rester rattachés à l’Ukraine.
Par ailleurs, consciente des enjeux géostratégiques de la Crimée, la Russie étale logiquement son plan stratégique pour avoir la main mise et le contrôle dans cette zone.
C’est dans cette optique que le Président Poutine, sous le regard critique de Washington et l’UE, bénit le référendum, pour déterminer l’avis du peuple du Crimée sur : son rattachement à l’Ukraine, ou son retour dans le giron de la Russie.
Et le 16 Mars 2014, les électeurs de la province du Crimée votent à une écrasante majorité (96,6%) un plébiscite, pour son attachement à la Russie.
Après avoir contesté avec rigueur la légalité du référendum en Crimée, la communauté internationale (Washington et l’Union Européenne), envisage de durcir les sanctions financières contre des banques et des oligarques russes, la non délivrance de visas, le gel d’actifs bancaires de 25 à 30 noms de responsables russes ou ukrainiens pro-russes ; des sanctions en revanche, jugées contre productif par Sergei Lavrov chef de la diplomatie russe. 
Au demeurant certains observateurs et une grande partie de l’opinion nationale et internationale et surtout Washington et l’Union Européenne se demandent pourquoi tout cet intérêt autour de cette province du Crimée.
C’est parce qu’en réalité la république autonome de Crimée, fournit une bonne partie des exportations d’hydrocarbures russes, qui totalisent 160 milliards de dollars en 2012, dont les 156,9 milliards vers l’Union Européenne.
Ce qui représente 30% de la consommation annuelle de l’Europe.
Et la Crimée représente cette manne dont les européens auraient du mal à se passer et dont Moscou a également grandement besoin.
Ces enjeux stratégiques autour de la province de Crimée (dont l’une des villes, Sébastopol, abrite la flotte russe de la mer Noire) seraient à l’origine de ce moulin à réactions entre Moscou et la communauté internationale (Washington et l’Union Européenne) qui à travers des menaces à peine voilées adopte une politique d’isolement diplomatique remettant en question la stature de la Russie.
Et que faire de la volonté du peuple du Crimée qui s’est exprimé massivement lors du référendum ?
Cette politique d’isolement diplomatique, peut-t-elle avoir des conséquences desservant la Russie au regard des positions stratégiques et de défiances de Moscou devant Washington et l’Union Européenne dans les crises au Moyen Orient ?
L’axe Téhéran-Moscou-Hezbolah et Damas qui constitue l’une des force redoutable de résistance de Bachar al Asad, est une preuve implacable de l’emprise de la Russie au Moyen Orient que le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry doit impérativement prendre en considération dans sa nouvelle feuille de route de sortie de crise.
En définitive devant ce dialogue de sourds et surtout cet équilibre de la terreur, ce ne sont pas des sanctions économiques et les menaces à peine voilées que viendra la solution à cette crise, mais plutôt à travers des négociations vers une « conclusion hypothétique » de nouveaux accords russo-américains.
A ce rythme, Poutine serait-il le nouveau Maître du jeu ?


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