Géopolitique et Relations internationales

  Accueil   Sénégal Afrique Proche Moyen Orient Asie Europe Amérique du Nord Amérique latine PLUS
Accueil | Economie et finances � Le pétrole au Sénégal

Le pétrole au Sénégal

Geopolitico.info - mercredi 5 novembre 2014

L’annonce a été faite le mois dernier par l’entreprise pétrolière britannique Cairn Energy et ses partenaires : un gisement de pétrole off-shore a été découvert au Sénégal, à 100 kilomètres des côtes. Les premières estimations des réserves de ce puits dépasseraient les 250 millions de barils de pétrole, des études complémentaires sont en cours.

Même si le premier baril ne sortira pas de l’eau avant cinq à six ans, du pétrole au Sénégal, cela laisse songeur. A Dakar, certains imaginent déjà tout ce que permettra cette manne financière dont le pays a tant besoin : un prix du gasoil et de l’essence en baisse à la pompe, des transports moins chers, plus de coupures de courant…

« La découverte annoncée par nos partenaires est bien réelle, ce n’est pas une fiction », a lancé en conférence de presse Mamadou Faye, le directeur général de la société publique sénégalaise Petrosen, qui rappelle que la facture pétrolière du Sénégal « tourne autour de 10 % du Produit intérieur brut ». Selon lui, tous les travaux techniques ont été faits dans les règles de l’art, 100 milliards de francs CFA (150 millions d’euros) ont déjà été dépensés dans l’exploration. « C’est un pétrole d’excellente qualité », assure Mamadou Faye.

Autre précision de Pétrosen : dans les contrats pétroliers, la part de l’Etat se situe à plus de 60 % pour les petits gisements et plus de 80 % pour les grands gisements. Cela comprend la part de Pétrosen en tant que société dans le projet, la part directe de l’Etat dans les profits et les recettes dues à l’impôt sur les sociétés.

Restent de nombreuses questions, qui concernent notamment l’importance et la gestion de cette future manne. L’économiste Moubarak Lo fait remarquer que d’autres permis d’exploration ont été octroyés mais que si l’on ne trouve pas d’autres gisements, l’impact de cette découverte ne sera pas très élevé.

« 2020, c’est demain : il faut poser dès à présent la question de la transparence », affirme pour sa part Paul-Dominique Correa, du Forum civil, qui est membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives. « Nous avons besoin de plus d’informations sur la nature des contrats et sur les flux financiers qui sont déjà engagés si l’on veut que cet argent tombe bien dans les caisses de l’Etat et non pas dans les poches de nos dirigeants » conclut-il.

Une source au ministère de l’Energie se veut rassurante : « le président Macky Sall s’est engagé dans un processus de transparence. C’est son choix et il s’y tiendra ». « La seule garantie, c’est bien la transparence et l’investissement, insiste Moubarak Lo, c’est la seule condition pour qu’au lieu d’être une malédiction qui provoque malversations et conflits, le pétrole au Sénégal soit une bénédiction ».

RFI


Faire un commentaire

Par Webmaster
Publi� le: 5 novembre 2014
- Dans la rubrique: Economie et finances
- Dans la zone :
Du m�me auteur
Contact : geopolitico.info@gmail.com   France : 00 337 51 38 85 70   Sénégal: 221 77 766 66 66 RSS RSS
© Geopolitico Infos 2017
Réalisé par 2B Interaktive