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La question religieuse dans le champ politique Sénégalais

Geopolitico.info - mercredi 11 juin 2014

La religion est présente dans le débat politique sénégalais depuis plus d’un siècle. En effet, tout commença à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, période durant laquelle de nombreux paysans rejoignirent les communautés religieuses musulmanes, lesquelles constituaient des foyers de contestation, opposés à l’inégalité sociale, aux violences perpétrées par certains princes à l’encontre de leurs sujets et à l’impérialisme militaire étrangère.

Les rivalités entre puissances occidentales pour la recherche de débouchés se sont soldées par la conquête des différentes provinces qui composaient le pays (Waalo, Sine Saloum, Fouta Toro, Baol, Cayor, Djolof, etc.), l’éclatement des entités politiques, sociales et l’instauration par la puissance des armes d’une économie monétaire. Ce qui firent des confréries religieuses, le nouvel ordre, dans lequel, elles ont pu accueillir une partie de l’élite bourgeoise et les anciennes familles princières déchues.

L’annexion du Sénégal entraina donc par ricochet le succès des marabouts, lesquels ont joué un rôle de tremplin en comblant le vide sociopolitique, mais également en apparaissant comme des héros, qui ont défendu tant bien que mal le pays face à des colonisateurs qui ont débarqué avec leurs armes, leurs valeurs, leurs cultures et leurs idéologies pour imposer leur modèle de société et civiliser ceux qu’ils considéraient comme des barbares. Bien que derrière cette explication culturaliste se cachait surtout le pillage des ressources. 
Mais, depuis plusieurs décennies, la question religieuse est devenue un enjeu politique majeur. L’irruption des chefs religieux dans le champ politique est accentuée par la crise multiforme et permanente que traversent les couches populaires à la recherche d’un référentiel aux différents problèmes socio-économiques qui les secouent.

Le pouvoir central dont l’efficacité sur l’espace social reste limitée s’associe souvent avec le pouvoir religieux qui fort du contrôle spirituel qu’il exerce sur le système local et sur l’écrasante majorité de la population, s’est posé dans certaines situations en allié et/ou en médiateur entre les populations et l’Etat. Ce système d’échange de services remonte à la période coloniale. En effet, les élections législatives de 1928 opposant les listes du Parti républicain socialiste de Blaise Diagne à celles de son ancien soutien, Galandou Diouf, offrirent à certains chefs religieux musulmans l’opportunité de descendre dans l’arène politique aux côtés de leurs alliés respectifs en jouant un rôle non négligeable dans le choix et l’élection des candidats.

En remontant dans l’histoire précoloniale ont observe d’ailleurs que l’Islam militant avait conquis certaines localités du pays comme le Boundou et le Fouta Toro (1). Et bon nombre de leaders religieux avaient occupé des fonctions de conseillers auprès de souverains locaux. Ce fut le cas de Mame Marame Mbacké, arrière grand-père du fondateur de la Confrérie mouride et qui assuma les fonctions de conseillers juridiques auprès du souverain Amari Ngoné Sobel dans la province du Cayor.

Pendant la colonisation, d’autres marabouts ont secondé l’administration en assurant le relais avec les populations, en participant à l’application des décisions et règlements, en portant les revendications des populations et en jouant le rôle de médiateur dans les conflits sociaux. En échange, ils obtinrent parfois des cadeaux et des biens matériels. Dans l’ouvrage de David Robinson consacré aux relations entre religieux et pouvoir colonial on peut lire ceci : « au cours de la famine de 1865-1866 et de l’épidémie de choléra de 1868-1869, il [à savoir Hamat Ndiaye Anne, nommé juge du tribunal musulman à Saint Louis par Faidherbe] rendit un grand service à l’administration en appelant publiquement au calme. L’administration reconnaissante l’envoya en pèlerinage, le fit chevalier de la légion d’honneur et lui donna des cadeaux prestigieux. Ses funérailles en 1879 furent presque un événement national (2) ». En 1958, lors du référendum qui permit au Sénégal d’accéder à l’indépendance, certains leaders religieux qui virent en ce référendum une réelle menace pour les privilèges dont ils jouissaient de la part de l’administration coloniale s’engagèrent dans le débat politique avec comme objectif majeur : influencer les électeurs afin que la consultation proposée par le général de Gaulle et réclamée par une partie de l’élite politique sénégalaise, assoiffée de liberté se solde par un échec. Car si les dignitaires religieux ont représenté une sorte de barrière culturelle et symbolique contre la pénétration des forces coloniales, ils ont bénéficié de certains aspects politiques et économiques de cette domination notamment avec l’implication de la Confrérie mouride dans la culture de l’arachide. 

Les leaders religieux ont très souvent pesé de leur poids pour faire pencher la balance du coté de la personnalité qui s’est montrée la plus apte et la plus déterminée à défendre leurs privilèges et leurs intérêts. 

A partir de ce moment, ils sont associés à la propagande électorale. L’homme politique sénégalais à la recherche d’une clientèle se doit de négocier avec l’homme religieux, dans la mesure où, les électeurs sont devenus de plus en plus nombreux et beaucoup d’entre eux sont prompts à répondre à l’appel de leur Calife ou de leur guide.
La religion joue un rôle primordial dans la vie sociale et économique sénégalaise. Elle apparaît comme une entreprise de construction symbolique et sociale. Sur toutes les questions sociales sensibles on invoque la morale religieuse.

Cet engouement populaire envers les formes religieuses ou cette religiosité exprime aussi un profond malaise social, lié aux problèmes économiques, mais également à la crise hégémonique de l’Etat jacobin, au caractère parfois monarchique, incapable de résoudre les problèmes structurels de fond et qui a failli à sa mission dans de nombreux domaines et secteurs de la vie sociale, politique et économique.
La constitution sénégalaise affirme dans son article 1 le caractère laïc de la République, tout en reconnaissant une totale liberté aux « institutions et communautés religieuses qui ont le droit absolu de se développer sans entrave ».

Le Sénégal a reproduit dans les formes le modèle politique et constitutionnel français, marqué par une séparation des institutions religieuses et l’Etat. Le référendum du 7 avril 2001, approuvé à près de 90 % des suffrages exprimés a permis au chef de l’Etat de modifier la Constitution et dans la quelle il est précisé dans l’article 8 : « La République du Sénégal garantit à tous citoyens, les libertés individuelles, fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés culturelles, les libertés religieuses, les libertés philosophiques… ». Et dans l’article 24 on peut lire : « les institutions et les communautés religieuses ont le droit de se développer sans entrave. Elles sont dégagées de la tutelle de l’Etat ». Cela suppose par ailleurs, que ces institutions religieuses règlent leurs affaires de « manière autonome », vu le caractère laïc de l’Etat, mais dans les faits, nous observons in fine que tel n’est pas le cas, dans la mesure où, nous remarquons à cause du poids de l’histoire et d’un ensemble de facteurs objectifs et subjectifs une collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux.

La Constitution de 2001 ne remet pas en cause la pluralité des religions, ni la liberté de cultes, mais tout nouveau chef de l’Etat devra à présent prêter serment sur Dieu.
Le Président Abdoulaye Wade qui a porté le référendum de 2001 devant le peuple, a réassocie à un niveau beaucoup plus élevé le spirituel et le temporel, en jouant de son appartenance à la Communauté mouride et de ses rapports de disciple - maître avec le Calife général des mourides. 

Il est clair que l’homme religieux sénégalais est devenu un véritable courtier politique pour l’Etat, dans le sens où, il y à un échange politique direct, sous tendu par une aide économique, financière et matérielle multiforme se chiffrant à plusieurs milliards de Francs CFA. Chaque année, pendant les fêtes religieuses, des millions de Francs CFA sont accordés aux dignitaires religieux. En retour, les membres du clergé exposent leurs programmes sociaux comme la lutte contre le sida, les maladies infectieuses, l’analphabétisme, la pauvreté ; formulent des prières pour la nation, réaffirment leurs soutiens à l’Etat et à ses dirigeants dans l’application de leurs politiques.

Ils n’hésiteront pas en outre à aider dans une large mesure le pouvoir politique en place à négocier des tournants difficiles, comme ce fut le cas pendant les crises post-électorales de 1988.
Les religieux joueront pour longtemps le rôle de régulateur, tant que les pouvoirs publics n’arriveront pas à répondre aux attentes quotidiennes des citoyens, à maîtriser la crise économique, à endiguer le chômage de masse, à instaurer une véritable démocratie laïque et à restaurer enfin un Etat de droit dans lequel les citoyens quelque soit leur rang social ou leur statut seront obligés de respecter les lois civiles, même quand elles sont contraires aux préceptes religieux. 

Mais, la nécessité pour les pouvoirs publics de s’assurer d’intermédiaires politiques explique en conséquence leur attitude vis- à- vis des chefs religieux. Conscient de cela, les différentes formations politiques essayent d’adopter des postures différentes sur la question de la protection de la religion par l’Etat en fonction de leurs intérêts. Car en réalité, les leaders politiques pour éviter des déconvenues pendant les échéances électorales ou pour éviter tout simplement de se mettre à dos des interlocuteurs devenus redoutables et indispensables sur la scène nationale, acceptent et partagent cette idée de laïcité positive. Alors qu’en privé, la plupart d’entre eux se déclarent hostiles au mélange des genres et à l’implication des religieux dans la vie politique. 

Les élections présidentielles et législatives sont des périodes de fortes sollicitations des politiques auprès des religieux, dont le fameux ndigël, c’est-à-dire consigne de vote était efficace, car respecté par une bonne partie des électeurs. Les dignitaires religieux musulmans, « par leur place dans le réseau de la clientèle politique, font élire des députés, des maires (et/ou ceux-ci cherchent leur aval) et établissent un lien direct avec le chef de l’exécutif ou ses collaborateurs les plus proches en court-circuitant les instances administratives au niveau de la région ou du département. Même ces derniers sont obligés de leur « faire acte d’allégeance » pour pouvoir se maintenir en place (3) » soulignent Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf. 

Léopold Sédar Senghor, qui tissa une « amitié indéfectible (4) » avec le Calife Elhadji Falilou Mbacké de la Confrérie mouride a gouverné le Sénégal avec le soutien des dignitaires religieux. Et pendant plus de deux décennies, le Président Abdou Diouf qui a hérité les coutumes politiques léguées par Senghor a profité de cette situation et a remporté en partie ses victoires grâce à ces ndigël. Pour preuve, en 1988, lors de l’élection présidentielle, le Calife général de la Confrérie mouride Abdoul Ahad Mbacké avait ouvertement donné consigne à ses fidèles de voter pour le candidat sortant, Abdou Diouf. Il disait sans ambiguïté « celui qui ne soutiendra pas Abdou Diouf aux prochaines élections aura trahi le fondateur de la Confrérie mouride, Cheikh Ahmadou Bamba (5) ». La majorité d’entre eux suivirent ses consignes, alors que d’autres choisirent de soutenir le candidat Abdoulaye Wade, son principal challenger. Un des leaders de la Confrérie Tijane alla plus loin en mettant en place un comité de soutien pour la réélection de Diouf. Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres, dans la mesure où, Abdou Diouf avait reçu pendant tout son règne le soutien de nombreux autres marabouts influents. 

Cependant, il est apparu que dans la société civile actuelle, les consignes de vote des religieux ne sont plus suivies à la lettre par les couches populaires. Car en 2000, lors du duel qui opposait le candidat Abdoulaye Wade et le Président sortant, Abdou Diouf, certains leaders religieux comme feu Serigne Mansour Sy, Calife de la Confrérie Tijane, appela ses disciples à voter pour M. Diouf. Mais, ce fut sans succès. Abdou Diouf fut battu à l’issue du second tour.
De nombreux sénégalais s’étaient insurgés contre ces consignes de vote, lesquels comprennent mal qu’on leur demande de voter pour des femmes et hommes politiques, lesquels en plusieurs décennies furent incapables de résoudre les problèmes économiques et le chômage endémique. Il est clair qu’avec la crise économique qui perdure, les marabouts qui s’aventureront à donner des ndigël seront tout simplement désavoués.

Par ailleurs, l’élection puis la réélection du Président Wade a changé la donne dans les relations entre Etat et chefs religieux. Dans le sens où, elles leur donnèrent un poids politique nouveau. L’enjeu de cette relation se situait non seulement dans le fait que Me Wade revendiquait ouvertement son appartenance à la communauté religieuse mouride, mais aussi dans le fait qu’une grande partie des fidèles voyaient en lui la concrétisation de leurs aspirations politiques.
Au delà de cette relation, c’est la question de la légitimation des pouvoirs publics qui risque d’être remise en question. En effet, chaque Président de la République doit en dépit du verdict des urnes et du suffrage universel se faire accepter par le pouvoir spirituel. Les dirigeants étatiques ne cessent de tenir les chefs religieux de leurs actions ou de leurs agendas, tout en recueillant leurs conseils dans la gestion des affaires publiques. D’ailleurs, au début de son premier mandat, le Président Wade avait déclaré qu’il « n’entreprendrait rien pour Touba sans l’aval du Calife ». La plupart des membres de la Communauté mouride se sont fortement identifiés au règne de Me Wade, lequel à son tour jouait à fond cette carte en se rendant régulièrement à Touba et en promettant à chaque déplacement de contribuer de manière décisive et significative à la construction de la cité religieuse. 

En affichant ouvertement et ostensiblement ses convictions religieuses et en se comportant comme un taalibé de la Communauté mouride, dans un pays multiconfessionnel, le Président de la République créa une frustration des autres communautés religieuses. Ce qui pouvait entraîner en faisant référence à Max Weber une « guerre des dieux », voire porter atteinte à l’unité nationale.
Si le pouvoir acquis ou hérité par les religieux, intègre plusieurs éléments traditionnels, il repose essentiellement sur les croyances. Cette forme de domination fondant sa légitimité sur la croyance, la soumission, est aussi une domination charismatique (6) ; puisqu’elle se fonde sur les qualités exceptionnelles d’un chef ; ici un Calife, doué de qualités charismatiques voire surnaturelles et lequel est considéré comme un intermédiaire entre le fidèle et Dieu ou un messie capable de sauver les âmes de ses fidèles de l’enfer et de les permettre d’accéder au royaume de Dieu, après le jugement dernier. 
La mobilisation constante des religieux dans le champ politique au-delà de la défense de leurs privilèges, n’est pas seulement spirituel, il est aussi anthropologique, sociologique, dans la mesure où, après avoir participé à la lutte contre le colonialisme et la tyrannie de certains souverains locaux, ils jouent le rôle de médiateur pour la paix sociale, mais également ils s’insurgent contre les nouvelles formes de modernité tout en se prêtant avant tout à une lecture moralisante de la vie politique et sociale. Dès lors, cet engouement populaire envers les formes religieuses s’explique aussi par la quête de sécurité que ne procure plus les structures étatiques et par une volonté d’expliquer, voire de contenir les mutations et les désordres actuels.

Mais, la question fondamentalement est de savoir si nous devons redouter le pouvoir des marabouts sur la vie des institutions nationales ? En effet, si pour certains religieux appartenant au courant soufi, la pratique religieuse doit être séparée de la politique, d’autres religieux qui prônent le réformisme, n’hésitent pas à profiter de la pauvreté ambiante et de la situation économique et sociale propice à l’épanouissement de toutes formes de nationalisme religieux ou de radicalisme pour tenter de remettre en cause le principe de laïcité de la République. Rappelons nous qu’en 1992, certains leaders religieux n’avaient pas manqué de faire savoir au Président Abdou Diouf leur hostilité à la venue du Pape Jean Paul II au Sénégal, un Etat qui se réclame laïc.
Mieux encore, la question du respect absolu de la parité évoquée pendant les élections locales de juin 2014 avec les listes de Touba soulève moult interrogations.
L’Etat et la religion sont naturellement différents dans leurs fonctions et finalités. D’où l’absolue nécessité de les séparer, pour éviter de tomber dans des cycles de violence ou dans ce que Samuel Huntington appelle le « choc des civilisations ». 
L’islam sénégalais et plus généralement africain est plutôt modéré et s’adapte facilement aux coutumes locales et traditionnelles. Mais, aujourd’hui sous l’effet de l’activisme, des frustrations créées par la mondialisation et des instrumentalisations politiciennes, le fanatisme progresse à pas de géant et remet en cause la démocratie, la liberté, la paix et la sécurité des Etats. Cette situation touche toutes les couches de la société. Ailleurs, on utilise la religion sous toutes ses formes pour légitimer une action de terreur, un crime ou pour tout simplement nier les règles les plus élémentaires de la vie humaine. 
Le second problème que soulève cette implication constante des religieux dans les affaires étatiques, c’est le rôle de lobbying qu’ils exercent. En effet, grâce à leurs relations d’influence, ils peuvent obtenir de l’administration des faveurs ou des mesures particulières pour eux et leurs fidèles. Par exemple appuyer une demande administrative ou contourner les lois de la République dans le but de conserver leurs privilèges. De nombreux hauts fonctionnaires, ministres, ambassadeurs, directeurs de société, etc. sollicitent régulièrement les leaders religieux, d’user de leur influence au près du chef du pouvoir exécutif pour obtenir une promotion ou un poste important. Ils peuvent aussi défaire les carrières des fonctionnaires qui menacent leurs intérêts.
Difficile aujourd’hui de chiffrer le nombre d’agents de l’Etat mutés ou démis de leur fonction à cause du lobbying religieux.
A cela s’ajoute aussi un fait inquiétant, celui de voir une répartition inégale du développement économique et sociale, qui consiste à investir d’importantes sommes d’argent - même si cela est nécessaire - dans les villes dirigées par les religieux et à laisser pour compte les autres parties ou régions du pays, sous prétexte qu’elles n’ont pas une réelle influence sur la vie politique nationale.
Pour finir, le Sénégal est une société ouverte, mais où la religion se confond avec toutes les habitudes, donne un sens à la vie, sert de repère, d’autorité morale, de cohésion sociale et fait partie de l’identité nationale, raison pour laquelle, le pouvoir spirituel utilise des arguments religieux pour essayer d’expliquer des problèmes économiques, politiques, sociaux et tenter d’imposer ses solutions.
Mais, pour éviter que ce pays ne tombe dans des cycles de violence ou dans une instabilité politique, il est fondamental de bien séparer la frontière entre la politique et la religion et d’éviter toute politique d’instrumentalisation des textes sacrés, dans le seul but de conserver ou de conquérir le pouvoir. 

Dr Souleymane S. Diallo
dialloley@yahoo.fr 
 

(1) Barry Boubacar, La Sénégambie du XVe au XIXe siècle. Traite négrière, Islam, conquête coloniale, l’Harmattan, Paris, 1988, p. 306.
(2) Robinson David, Sociétés musulmanes et pouvoir colonial français au Sénégal et en Mauritanie 1880-1920. Parcours d’accommodation, Karthala, Paris, 2004, p. 136. 
(3) Diop Momar Coumba et Diouf Mamadou, Le Sénégal sous Abdou Diouf, Karthala, Paris, 1990, p. 63.
(4) Zuccarelli François, La vie politique sénégalaise, CHEAM, Paris, 1988, p. 108.
(5) Diop Momar Coumba et Diouf Mamadou, Le Sénégal sous Abdou Diouf, Karthala, Paris, 1990, p. 324.
(6) Weber Max, Economie et société, Paris, Plon, 1971, p. 298, 301. 


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