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ADAPTER LES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ AUX MENACES ACTUELLES

Geopolitico.info - mardi 6 décembre 2016

1) Quelles sont ces nouvelles menaces ?

Les menaces qui pèsent désormais sur nombre d’Etats africains n’ont – elles pas changé de nature ?

N’y a t- il pas des caractéristiques particulières aux pays où ces menaces se développent ? Quels sont les problèmes fondamentaux non sécuritaires auxquels font face ces pays ?

Quels pays et quelles régions en Afrique sont principalement concernés par ce nouveau type de menaces ?

Quels sont les principaux dangers posés par ces menaces ?

Ces menaces s’inscrivent –elles dans le cadre d’un arc de crise régional ou sont- elles spécifiques à l’Afrique et/ou à certains pays africains très particuliers ?
Peuvent- elles provoquer des déstabilisations régionales aux conséquences majeures ?
On constate des « départs de feu » dans des régions qui elles mêmes,constituent de véritables poudrières. Comment faire face à ces nouvelles menaces ? Faut- il se contenter de traiter les départs de feu ?

Au centre du Mali, divers groupes armés profitent de la faiblesse de l’appareil d’Etat pour instrumentaliser les difficultés économiques, sociales et politiques locales. L’insécurité conduit les villages à créer des milices d’autodéfense. L’insécurité ne risque-elle pas de se généraliser et l’économie locale de se paralyser ? S’agit- il d’un exemple caractéristique ces nouvelles menaces où se conjuguent interventions extérieures et graves problèmes internes ?

2) Comment y faire face ?

Ce type de conflit peut- il être réglé par des armées étrangères ?
Ces conflits peuvent-ils être définitivement résolus par de seuls moyens militaires ?Ne faut- il pas, en parallèle de l’extinction des départs de feu, « désamorcer les poudrières » et comment ?
Pour ce faire, quel peut être le rôle de l’aide internationale ? Mais celle-ci a été massive en Afghanistan et elle a pourtant échoué. Mais pourquoi donc ? Ne risque t- elle pas d’échouer aussi en Afrique ?
Une des réponses classiques à ces menaces est le recours à des forces de maintien de la paix des Nations Unies. Que penser de leur efficacité à court et long terme et de leur rapport coût efficacité ?
S’il importe de reprendre le contrôle de régions et de populations qui ont partiellement ou totalement échappé au pouvoir de l’Etat central, ne faut-il pas renforcer considérablement non seulement les forces armées nationales, mais aussi l’ensemble des autres institutions régaliennes : justice, gendarmerie, police et administration territoriale ? Pourquoi ceci n’a-t-il pas été précisément la voie suivie en Afghanistan ?
Comment procéder pour ce faire ? Des programmes de formation et d’équipement sont- il suffisants ou faut-il envisager des réformes plus ambitieuses ?
Quels sont les obstacles de nature technique et organisationnels qui compliquent la reprise en main des institutions correspondantes ?

N’y a-t-il pas en plus, des obstacles de nature politique ?
Quid du financement de tels programmes ? Ces pays ont-ils la capacité financière pour cela ?

Si une prise en charge internationale des dépenses de sécurité de ces pays est nécessaire,ceci pose-t-il un problème financier à la communauté internationale ?
Une telle prise en charge externe de ces dépenses de sécurité serait-elle justifiée et comment ?

Un tel financement externe d’une partie des dépenses de sécurité de ces pays ne va-t-il pas se heurter à de multiples obstacles ? Les grandes agences de développement multilatérales sont elles d’accord pour cela ? Les opinions publiques occidentales y sont-elles prêtes ? Est-il envisageable de changer les pratiques des bailleurs pour la prise en charge des dépenses militaires ou des dépenses de sécurité relevant de l’appareil régalien non militaire ?

Comment sortir d’une approche comptable de la sécurité qui conduit ces pays qui sont tous sous surveillance du FMI à dimensionner leurs budgets sécurité en fonction de leurs ressources propres et habituellement mobilisables et à répondre aux urgences sécuritaires par des collectifs budgétaires qui creusent des déficits non financés et amputent les dépenses de développement, sans pour autant répondre aux besoins réels de sécurité ?

Y a-t-il des alternatives à la prise en charge directe des dépenses militaires et sécuritaire par l’aide internationale auxquelles manifestement répugnent les agences de développement ? Qu’en est – il d’approches indirectes par des appuis budgétaires ?
N’y a-t-il pas à cette prise en charge indirecte du coût de la sécurité par l’extérieur, des obstacles difficiles à surmonter et lesquels ?
Ne faut-il pas sortir ces pays d’une logique d’urgence réactive qui les conduit à de mauvais choix ?

Ne faut-il pas introduire une grande transparence dans un secteur accusé à tort ou à raison de grande opacité. Comment faire ?
Comment associer à ces approches FMI et Banque mondiale ?

Auteur de “Africanistan, l’Afrique en Crise va t- elle se retrouver dans nos banlieues » Fayard 2015.
Le rapport de la fiscalité au PIB de ces pays est de l’ordre de 16 à 20 %. Les dépenses de sécurité ont été en gros multipliées par 3 depuis 2012 et, sans pour autant pouvoir répondre à ces menaces, atteignent 6 à 7 % de leur PIB au moment où leurs dépenses sociales explosent avec 40 à 50 % de leur population qui a moins de 15 ans.
Équiper, former et financer pendant un an un bataillon sahélien coûte avec une bonne gestion environ 15 millions de dollars. Combien coûte la Minusma ? Quel est le montant du XI ème FED sur la période 2014-2020 ?

Serge Michailof


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Par Webmaster
Publi� le: 6 décembre 2016
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