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Accueil | Politique � 25 Mars 2012, 25 Mars2014 : Rupture ou Continuité ?

25 Mars 2012, 25 Mars2014 : Rupture ou Continuité ?

Geopolitico.info - mercredi 2 avril 2014

Deux ans après l’alternance du 25 mars 2012, des populations en large majorité attendent toujours de voir la réalisation des engagements pris par le Président Maky Sall dans son programme Yonnu Yokkuté, marquant enfin l’ère de la rupture.
Devant ces inégalités et urgences sociales, ce triptyque infernal pauvreté, précarité et le chômage (surtout des jeunes) et surtout ces défis énormes pour les résoudre ; l’avènement de Maky Sall avait suscité beaucoup d’espoir au niveau des populations qui aspiraient au changement.
Par conséquent au regard du déroulement des évènements dans le landerneau politique sénégalais en campagne électorale permanente qui pollue et obstrue l’horizon, il est à se demander si le rêve d’un Sénégal émergent est toujours permis.
Des populations ont l’impression de vivre dans un ensemble de dérèglements sur fond d’urgences sociales relatives aux conditions de vie et aux déséquilibres économiques, sociaux, politiques, moraux…
Car au lieu de prendre en compte les préoccupations et des problèmes conjoncturels des populations dans la misère, afin d’y apporter des solutions structurelles, nos gouvernants sont engagés dans d’âpres disputes de positionnement ou d’accaparement des sinécures en vue des élections locales à travers une mauvaise communication sur l’agenda et une « overdose » de communication sur les réalisations du gouvernement. 
Le véritable débat qui vaille aujourd’hui, c’est le débat de la croissance économique qui est le seul garant d’un Sénégal émergent. Et pour ce faire le gouvernement doit s’atteler sans perdre de temps aux différents défis qui l’attendent à savoir le défi des infrastructures modernes, les transports et de l’énergie, la gestion des ressources naturelles et surtout une croissance partagée au bénéfice des populations car les politiques économiques et les richesses ont pour seuls objectifs de servir les populations.

Les autres préoccupations non moins importantes des populations demeurent : l’accès à l’électricité, l’accès à l’eau potable, l’accès à l’éducation, l’accès à la santé, qui constituent un casse-tête pour beaucoup de Sénégalais.
Malgré la volonté forte du Président de redresser la croissance en misant sur le social et la traque des bien mal acquis pour soulager les sénégalais et de satisfaire une demande sociale, la problématique de l’emploi reste l’arbre qui cache la forêt.
Le secteur privé vit dans le désarroi avec un tissu industriel national qui va de mal en pis, un taux de croissance très bas contrairement aux économies voisines, des politiques démagogiques sur les prix des denrées alimentaires, l’agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises ne disposant pas suffisamment de ressources pour assister les entreprises au bord du gouffre, un environnement des affaires à assainir, des réformes fiscales à améliorer, faible taux d’implantation d’industries qui de plus en plus rendent le bilan dans une quasi-indifférence.
Au demeurant, en dépit des mesures et/ou réformes salutaires, populaires et politiques (couverture maladie universelle(CMU), la baisse du prix du loyer, l’audit physique et biométrique des agents de l’Etat, la bourse sociale…) prises par l’Etat du Sénégal et le « succès » du Plan Sénégal Emergent ; l’urgence reste toujours la relance de la croissance économique pour atteindre l’émergence.
En définitive dans un souci de rompre d’avec la continuité et marquer la rupture tant attendue, le gouvernement, les acteurs politiques et les citoyens qui font de moins en moins confiance aux politiques, doivent avec dévouement bouleverser leur mode de penser comme l’a suggéré Amin Maalouf, il faut : « une nouvelle vision politique de l’économie, du travail, de la consommation, de la science, de la culture, de la technologie, de l’identité, de la religion de l’histoire ; une vision enfin adulte de ce que nous sommes ». Et cela en vue de contribuer moralement avec engagement, sagesse et lucidité mais également avec « l’ardente colère des justes » à cette gigantesque entreprise qu’est la développement économique ( à travers des outils comme les 27 projets du PSE, les nouveaux mécanismes de financements tels que le Fonsis, le Fongip, la Bnde, la Caisse des dépôts et de Consignation ; et l’ANPEJ, le PPCM (projet pôle de développement de la Casamance), l’autoroute à péage, les sites minières de Kédougou, etc) pour combattre le mal développement et la régression qui s’annonce. 


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